Ma place dans l’univers

sept 2

On avance…

…. il parait même que c’est une évidence.

Et voilà septembre qui s’y met.

Me v’là dans le début de la non-lumière. Le gris va prendre le dessus. Il fera nuit au réveil. Il fera nuit dans l’après-midi.

Je veux pas mettre mon pied là-dedans. Je ne veux pas participer à cette triste danse.

Mais il parait qu’on n’a pas le choix. Je dois toujours mettre un pied devant l’autre. C’est automatique, c’est un reflexe. Comme un aimant, j’avance vers demain. Même si j’en n’ai pas envie.

Je veux pas arriver à demain. Plus j’avance, plus le gris va s’installer. C’est ce qui me fait peur. Ce qui me rend triste.

Je voudrais avoir le pouvoir de tout colorier. De tout redessiner.

Je remettrais du rose sur tes joues. Du rouge dans tes veines. Je te referais respirer du bleu. Je raviverais la teinte de tes yeux. Des millions de points roses pour tes papilles. Avec mes pochoirs, je te redonnerais toutes tes étoiles… qui ont filées. Un soleil jaune dans ton coeur.

Et je remettrais des couches de peintures pour cacher le gris qui prend le dessus.

Je garde ma palette à la main pendant que tu t’efforces à fixer les couleurs.

Vers le gris on avance. On avance c’est une évidence. On n’a pas assez d’essence pour faire la route dans l’autre sens.

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juil 30

Z’avez vu ?

… comment que ça clignote sur le post du dessous ?

Non seulement le lien que j’ai mis n’est pas cliquable et en plus, ça m’arrache les n’oeils.

C’te buse !

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juil 30

Serie’elle killeuse…

…. je vois pas d’autre mots pour désigner Scalartiine dont je viens de découvrir le blog

http://likeabiggirl.canalblog.com

Wè bon ok, je la connais sous son vrai prénom et son vrai nom et je ne savais pas qu’elle était sérievore.

Alors j’ai parcouru son blog. J’avoue que je ne connais pas un tiers des séries qu’elle regarde et je me demande comment elle fait pour “accrocher”.

Moi, parmi les séries que j’aime beaucoup, c’est le hasard qui m’a fait mettre le nez dessus.

Alors en attendant que mes tartines aient finies de griller et que mon café s’écoule dans la cafetière (de plus, je peux faire croire que je suis matinale, alors que je vais me groinfrer un peu avant d’aller me coucher), je vais faire le petit tour de mes séries, cultes selon moi et moi seule.

D’abord, elles ont toutes un point commun : la mort, la maladie ou le crime.

Et puis les acteurs principaux sont…. des hommes. C’est pas négligeable !

Donc, mon premier Série’Homme est : William Petersen.

Le très cher Gil Grissom dans Les Experts : Las Vegas. Rhaaaa (vieux râle de plaisir) comme il me plait. Même les mains plongées dans les tripes humaines je lui trouve un charme fou. Cette façon d’être pensif, son oeil toujours à l’affut du moindre détail, ses sourcils interrogateurs… miam, mais je m’égare.

Mon deuxième au classement des Série’Hommes est : Vincent d’Onofrio.

Mon très cher Bob Goren dans New-York, Section Criminelle. Rhaaaaa (vieux râle de plaisir) comme il me plait. Son petit sourire en coin, l’air de ne pas poser de questions, mais qui en pose quand même. Son espèce de nonchalence…. miam, mais je m’égare.

Mon troisième Série’Homme : Gary Sinise.

Mon très cher Mac Taylor dans Les Experts : Manhattan. Rhaaaaaa (vieux râle bla bla bla) comme je lui trouve du charme. Beaucoup plus que dans sa chaise roulante dans “Forest Gump” mais je m’égare.

Je passe l’acteur des Experts : Miami qui ne me plait pas, mais pas du tout. J’aime pas son rôle, j’aime pas ses manières, sa façon d’enlever et de remettre constamment ses lunettes…. donc, je zappe.

Mon quatrième Série’Homme : Hugh Laurie.

Ce très cher Gregory House. Et plus il est cynique, plus il est attirant. Bande de masos que nous sommes.

Voilà. Je n’ai pas du tout parlé des séries, du contenu, des scenars. Mais pendant quelques minutes, le temps de poster ces images masculines, j’ai pu baver.

A moins que ce ne soient les tartines que je trempe dans mon café….

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avr 26

Tic tac, tic tac…

Les minutes s’égrainent. Je regarde ton visage devenu grisâtre. Je veux avancer. Je veux faire le pas. Je n’ose pas trop. Peut-être la pudeur. Peut-être rien du tout. On discute. On rit. Ca ressemble à un jour comme un autre. Presque. Ce ne sera jamais plus des jours comme les autres.

Tic tac, tic tac fait la pendule. Je me lève. Je fais deux ou trois pas. Je me sens maladroite. Je sors les mains de mon jean et je vais direct dans tes bras. Les tiens m’enserrent. Ma tête sur ton épaule, je ne te lâche pas. Tu caresses mes cheveux comme je caresse ceux de ma fille quand elle a de la peine. Tu me chuchotes que tout va bien. Je sais que c’est faux et je te le dis.  Je suis restée sur ton épaule de longues minutes.

De longues minutes.

Mes racines, ce que je suis, ce que je deviens, mon sang. Toi.

Tic tac, tic tac….

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avr 24

F comme…

A l’heure où mes yeux se sont enfin reposés. A l’heure où j’ai laissé tombé ma vigilance. A l’heure où mes craintes n’avaient plus la force de se nourrir. A l’heure où mon corps qui se décharnise petit à petit a relâché la pression. A l’heure où je me suis abandonnée à l’oubli, j’ai pensé à toi.

F comme Fatiguée…

Parmi tous ces visages qui gravitent autour de moi, je me suis sentie seule. A ne jamais demander d’aide, à ne pas savoir vers qui ou quoi se tourner, on prend l’habitude de prendre en charge nos propres émotions. On ne partage plus nos cicatrices. On se les garde bien enfouies. On les étouffe de peur de contaminer ceux qui nous entourent…

F comme Fardeau…

Et tes yeux embués.

Chargés de la peine que je porte.

Et tes bras et ta poitrine qui ont accueuilli ma souffrance et mon désarroi.

F comme Faiblesse…

Et mes yeux embués.

Touchés par les questions sans réponses qui te rongent.

Et mes bras et ma poitrine qui ont accueilli tes douleurs et tes doutes.

F comme Fébrile…

A nos masques que nous avons laissé tombés. Au réconfort que l’on s’offre. A nos âmes et corps mis à nu. A nos coeurs ouverts.

J’ai épinglé ton nom sur une étoile et t’ai accroché à ma constellation.

F comme Firmament…

Au petit matin,  j’ai vu le soleil. J’ai vu nos rires, nos larmes, nos secrets, nos légèretés, nos profondeurs, nos côtés obscurs, nos joies, nos silences, nos taquineries, nos vieux démons, nos complicités, nos tout, nos riens. J’ai eu envie qu’on se réchauffe à nouveau sous son rayon…..

Petit Frère de mes nuits, ça me manque tout ça.

F comme Toi.

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avr 17

Long time woman…

J’ai pris mon scalpel et j’ai entaillé ton muscle.

J’ai ôté mes gants et les ai laissé se répandre dans les lavabos blancs. Sans même un regard. J’ai passé les portes. Le sas s’est refermé derrière moi.

Tu es resté allongé, dans ton océan lacrymal, suppliant du regard qu’on te suture la plaie. Je n’a pas su faire.

J’ai assisté impuissante et insensible à ta douleur. Avec pour seule solution celle de changer ma blouse, mon masque. Et continuer à manipuler mon bistouri de ma main indécise sur des patients qui me faisaient confiance. A cent à l’heure…. sur les boulevards.

J’ai trahi, maintes et maintes fois, le serment d’Hypocrate.  J’ai décroché son cadre du mur pour que l’on n’ai plus à croire en moi. J’ai arrêté les traitements curatifs et j’ai opté pour les préventifs. Tant que les heures passent. Pour qu’on sache que j’ai peur de franchir ces sas qui m’éloignent de vous. Ces sas que je referme sans états-d’âme.

…. je suis retournée sur mes pas, bien après. Je suis entrée dans ta chambre. Ton lit était vide.

Ton ventricule avait cicatrisé.

Je ne l’ai pas deviné toute seule. Tu t’en doutes bien.

C’est cet infime tuyau transparent qui nous relie, qui me l’a dit.

Ce que tu ne sais pas, c’est que dans chaque bouffée d’oxygène qui emplit mes poumons, il y a une part de toi. Et courir dans les veines, cette chaleur.

Sans un mot et sans un doute, j’ai vu un visage et une figure, des yeux et ton sourire.

Yé, yé, yée, yééééééééééééééééééééééééééééééé…

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avr 16

Face…. A²

Et les jours se fanent
Comme les années
Le programme ne changera plus jamais
Et tes joues se fardent
Pour mieux étouffer
Le sillon des larmes que j’avais laissées

Je le sais je m’y prends bien
Pour gâcher ces petits riens
Qui font la vie
Qui font la vie

J’voulais pas v’nir
C’est pas malin
J’voulais pas v’nir
J’me sens pas bien
J’veux sortir
Pour vomir tout mon chagrin
J’peux pas partir
J’peux pas changer mon destin
J’ai trop peur de mourir avant la fin

@DB

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avr 16

Jouons…

Eludons. Esquivons. Prenons la tangente. Forçons-nous. Faisons risette. Soyons polis. Jouons.

Faisons du zèle. Soyons décents. Trichons. Soyons mesquins. Profitons. Jouons.

Dérobons. Sauvons la face. Faisons notre théâtre. Soyons lâches. Jouons.

Moi, face à l’océan, je n’me sens pas bien grande

Enrôlons. Calculons. Mentons. Méprisons. Jouons.

Cachons. Devenons tièdes. Jouons.

Fuyons. Jouons.

A part ça, tout va bien, Marquise, tout va bien

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avr 2

Et j’ai souvent souhaité…

de partir avant les miens
Pour ne pas hériter
De leur flamme qui s’éteint
Et m’en aller
En gardant le sentiment
Qu’ils vivront éternellement…

Daniel Balavoine - Partir avant les miens

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mar 14

Le choc…

… juste après un coup de fil qui disait : “samedi soir prochain, on t’invite pour fêter tes 40 ans”.

J’ai bloqué.
40
Quarante
Le double de 20
La moitié de 80

Je ne suis pas prête. Je n’ai même pas encore été admise à mon examen des 20 ans. Je ne veux pas sauter de classes. Je suis en retard. Je n’ai pas fait mes devoirs. Je n’ai pas appris mes leçons pour avoir le profil de la parfaite quadragénaire.

J’ai du oublier de grandir. J’ai du loupé un épisode. Et quel épisode !
Quarante années sont passées sous mon nez et j’ai rien vu.
Et devant y’a quoi ?
Je ne sais pas. Je sais simplement ce qu’il y a derrière.
Ai-je fais les bons choix ?
Ai-je eu toujours le choix ?
J’ai aimé.
J’ai été aimée.
Mais ai-je tout donné ?
Ai-je tout pris ?
Ai-je laissé filé les choses ?
A côté de quoi suis-je passée ?
Puis-je gommer le mal que j’ai fait ?
Les peines que j’ai données.
Les larmes que j’ai ravalées.
Les dos que j’ai tournés.
Les étoiles que j’ai offertes.
Les mains que j’ai ouvertes….

Et d’un seul coup, j’ai froid dans le dos.
J’ai froid dans l’âme.
Et j’ai peur.
Terriblement.
Profondément.

Parce que je sais que je n’ai pas eu le temps.
Et que je n’aurais pas le temps.

Jean-Jacques Goldman, Michel Fugain : “Je n’aurais pas le temps”.
Même en courant,
Plus vite que le vent
Plus vite que le temps
Même en volant
Je n’aurais pas le temps
Pas le temps.

De visiter toute l’imensité
D’un si grand univers
Même en cent ans
Je n’aurais pas le temps
De tout faire.

J’ouvre tout grand mon coeur
J’aime de tous mes yeux
C’est trop peu
Pour tant de coeurs
Et tant de fleurs

Des milliers de jours,
C’est bien trop court
C’est bien trop court.

Et pour aimer,
Comme l’on doit aimer
Quand on aime vraiment
Même en cent ans
Je n’aurais pas le temps,
Pas le temps.
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